Parmi les 567 romans de la rentrée, un peu moins que l’année dernière (580), en cette période magnifique où la littérature rime avec la rentrée.

rentree litteraire 2018

Voici ma sélection dont vous pourrez lire des extraits qui vous mettront très certainement en appétit pour votre rentrée des classes de français!

Entre les stars incontournables, les découvertes et les belles retrouvailles, voici la sélection de cours-de-français-en-ligne.

Bonne lecture !


Chien-Loup
de Serge Joncour

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Serge Joncour raconte l’histoire, à un siècle de distance, d’un village du Lot, et c’est tout un passé peuplé de bêtes et anéanti par la guerre qu’il déterre, comme pour mieux éclairer notre monde contemporain. En mettant en scène un couple moderne aux prises avec la nature et confrontés à la violence, il nous montre que la sauvagerie est un chien-loup, toujours prête à surgir au coeur de nos existences civilisées.

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Les cigognes sont immortelles  d’Alain Mabanckou

2

À Pointe-Noire, dans le quartier Voungou, la vie suit son cours. Autour de la parcelle familiale où il habite avec Maman Pauline et Papa Roger, le jeune collégien Michel a une réputation de rêveur. Mais les tracas du quotidien (argent égaré, retards et distractions, humeur variable des parents, mesquineries des voisins) vont bientôt être emportés par le vent de l’Histoire. En ce mois de mars 1977 qui devrait marquer l’arrivée de la petite saison des pluies, le camarade président Marien Ngouabi est brutalement assassiné à Brazzaville. Et cela ne sera pas sans conséquences pour le jeune Michel, qui fera alors, entre autres, l’apprentissage du mensonge. Partant d’un univers familial, Alain Mabanckou élargit vite le cercle et nous fait entrer dans la grande fresque du colonialisme, de la décolonisation et des impasses du continent africain, dont le Congo est ici la métaphore puissante et douloureuse. Mêlant l’intimisme et la tragédie politique, il explore les nuances de l’âme humaine à travers le regard naïf d’un adolescent qui, d’un coup, apprend la vie et son prix. Alain Mabanckou est né en 1966 à Pointe-Noire, au Congo-Brazzaville. Ses oeuvres sont traduites dans le monde entier. Il enseigne la littérature francophone à l’Université de Californie-Los Angeles (UCLA).

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Le paradoxe d’Anderson de Pascal Manoukian

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« C’est quoi, le paradoxe d’Anderson ? » demande Aline. Léa hésite. « Quelque chose qui ne va pas te plaire », prévient-elle. Léon, dit Staline, le grand-père communiste, les avait pourtant alertés : « Les usines ne poussent qu’une fois et n’engraissent que ceux qui les possèdent. »

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Avec toutes mes sympathies d’Olivia de Lamberterie

4

« Alex était un être flamboyant, il a eu une existence belle, pleine, passionnante, aimante et aimée. Il s’est battu contre la mélancolie, elle a gagné. Raconter son courage, dire le bonheur que j’ai eu de l’avoir comme frère, m’a semblé vital. Je ne voulais ni faire mon deuil ni céder à la désolation. Je désirais inventer une manière joyeuse d’être triste. Les morts peuvent nous rendre plus libres, plus vivants.  »

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Hôtel Waldheim  de François Vallejo

5

Un passé qui ressurgit mystérieusement par le biais de lettres anonymes, et voilà Jeff Valdera, le narrateur du nouveau roman de François Vallejo, obligé de remuer ses souvenirs, de revivre son adolescence pendant les années 70, alors que le monde se partageait en deux blocs, pour découvrir qu’elle n’a peut-être pas été tout à fait comme il l’avait cru jusqu’alors…

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La grande idée d’Anton Beraber

6

Ce roman d’aventures déployant un imaginaire infini est porté par une écriture magnifique, ample, visionnaire, qui dans son fleuve obstiné allie le trivial et le précieux, le réalisme et la poésie.

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La révolte de Clara Dupont-Monod

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« Dans les yeux de ma mère, je vois des choses qui me terrassent. Je vois d’immenses conquêtes, des maisons vides et des armures. Elle porte en elle une colère qui me condamne et m’oblige à être meilleur. »

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Un monde à portée de main de Maylis de Kerangal

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« Paula s’avance lentement vers les plaques de marbre, pose sa paume à plat sur la paroi, mais au lieu du froid glacial de la pierre, c’est le grain de la peinture qu’elle éprouve. Elle s’approche tout près, regarde : c’est bien une image. Étonnée, elle se tourne vers les boiseries et recommence, recule puis avance, touche, comme si elle jouait à faire disparaître puis à faire revenir l’illusion initiale, progresse le long du mur, de plus en plus troublée tandis qu’elle passe les colonnes de pierre, les arches sculptées, les chapiteaux et les moulures, les stucs, atteint la fenêtre, prête à se pencher au-dehors, certaine qu’un autre monde se tient là, juste derrière, à portée de main, et partout son tâtonnement lui renvoie de la peinture. Une fois parvenue devant la mésange arrêtée sur sa branche, elle s’immobilise, allonge le bras dans l’aube rose, glisse ses doigts entre les plumes de l’oiseau, et tend l’oreille dans le feuillage »

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Les prénoms épicènes d’Amélie Nothomb

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Les prénoms épicènes peuvent être à la fois masculins et féminins. À ce nom savant on préfère souvent le terme de prénoms mixtes. Derrière le titre d’Amélie Nothomb, l’histoire d’une relation père-fille. Ce roman sera en quelque sorte une contrepartie du précédent « Frappe-toi le coeur », qui traitait d’une relation mère fille.

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La toile du monde d’Antonin Varenne

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La toile du monde possède le souffle sensuel et l’énergie des grands romans qui plient la réalité aux dimensions du rêve. Rêve de liberté d’une femme venue d’un autre monde, rêve de métamorphose du Paris de 1900, décor de l’Exposition universelle. Après Trois mille chevaux-vapeur et Équateur, Antonin Varenne signe une oeuvre saisissante et confirme la singularité de son talent.

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Nous, les vivants d’Olivier Bleys

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Perché dans les Andes à 4 200 mètres d’altitude, le refuge de Maravilla défie la raison. C’est là, au ras du vide, que Jonas, un pilote d’hélicoptère venu ravitailler le gardien, se trouve bloqué par une tempête. Dans la petite maison cernée par les neiges, il fait la connaissance d’un personnage étrange prénommé Jésus que l’on a chargé de surveiller l’improbable frontière entre l’Argentine et le Chili. Commence alors, dans l’immense solitude des montagnes, une longue randonnée dont le lecteur ? et peut-être le narrateur ? ne sait plus très bien s’il s’agit de la réalité ou d’un rêve. Un roman envoûtant par l’auteur de Concerto pour la main morte et de Discours d’un arbre sur la fragilité des hommes.

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Ne m’appelle pas Capitaine de Lyonel Trouillot

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Une étudiante en journalisme issue de la grande bourgeoisie blanche de Port-au-Prince fait l’expérience de l?altérité en se penchant sur la mémoire d?un homme surnommé Capitaine, son quartier en désuétude jadis bastion des luttes politiques, ses fantômes et, ce faisant, trouve avec lui et d’autres « échoués » le chemin pour faire de la vie une cause commune. Avec Ne m’appelle pas Capitaine, Lyonel Trouillot retrouve l’altitude unique et enivrante de La Belle amour humaine, aussi littéraire qu’universelle

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Le chien rouge de Philippe Ségur

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Critique sans concession de notre société, Le Chien rouge dresse le portrait psychologique d’un homme épris d’idéal et victime de sa propre révolte. Roman de la maturité, hommage à l’art et la littérature, constat politique accablant, ce nouvel opus de Philippe Ségur est l’un des plus forts et des plus beaux qu’il ait écrit.

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Un homme aborde une femme de Fabienne Jacob

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Renouant avec l’écriture du corps et des sensations, Fabienne Jacob tisse en creux, dans le cadre d’un débat d’actualité qui fait rage, un éloge de la rue joyeuse, vivier foisonnant et insondable, terrain de prédilection du jeu et du hasard.

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La tristesse des femmes en mousseline de Jean-Daniel Baltassat

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Berthe, vous pouvez douter de tout, mais pas de cela. Vous portez l’amour en peignant. La main qui tient votre pinceau est celle de l’amour. Rien ne pourra se faire de beau sans lui. Qu’importe si vous ne savez pas où cela vous conduira, pour qui et comment. Cela viendra et ce sera votre oeuvre. 1945, à Paris. Paul Valéry, vieux solitaire indifférent à la fureur des temps, doit en admettre l’horreur. Cherchant la lumière, il rouvre le carnet hérité dans sa jeunesse de Berthe Morisot, peintre du silence et de l’absolu. Dans ses mots, il affronte l’exigence vitale de beauté qui fut sa quête. Revient alors le souffle de la vie, malgré tout.

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La peste et la vigne de Patrick Dewdney

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Adolescent sans famille, Syffe est réduit à l’esclavage, dans une époque de guerres et de grandes épidémies. Lorsque la peste s’abat sur les mines où il est prisonnier, il trouve l’occasion de prendre la fuite. Une seule idée l’obnubile, retrouver Brindille, son amour d’enfance, captive des énigmatiques Feuillus. Son périple mouvementé au travers des Primautés de Brune le conduira à se faire tour à tour instructeur, vagabond et mercenaire, tandis qu’il assiste, impuissant, aux tourments d’un pays déchiré par la guerre civile.

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Et j’abattrai l’arrogance des tyrans de Marie-Fleur Albecker

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En 1381, la grande peste et la Guerre de Cent ans ont ruiné le royaume d’Angleterre. Quand le roi décide d’augmenter les impôts, les paysans se rebellent. Parmi les héros de cette première révolte occidentale : John Wyclif, précurseur du protestantisme, Wat Tyler, grand chef de guerre, John Ball, prêtre vagabond qui prône l’égalité des hommes en s’inspirant de la Bible. Mais on trouve aussi des femmes, dont Joanna, une Jeanne d’Arc athée, qui n’a pas sa langue dans la poche et rejoint cette aventure en se disant que, puisque l’on parle d’égalité, il serait bon de parler d’égalité homme-femme?

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Essex, Angleterre.

 

Semaine de Pentecôte 1381, Joanna Ferrour est seule dans le marais de Fobbing. L’embouchure de la Tamise se jette dans les nuages bas. Un détail du tableau, la femme assise sur une souche, sans coiffe, lisse machinalement une mèche de cheveux ; une rêveuse, celles dont le XIXe siècle fera des Mme Bovary. Mais Joanna sait ce que c’est qu’un chevalier, rien de bon en particulier, un type qui se croit tout permis avec une grosse épée. Joanna scrute parfois des yeux les navires afflairés vers Londres, comme si un jour revenait son frère, ou les bateaux de l’ennemi pour semer mort et désolation dans la campagne. Les Français, ceux dont le Roi parle la langue. À ce qu’il paraît, les paysans français eux non plus n’en peuvent plus de ces guerres qui détruisent leurs vies pour les caprices des puissants ; surtout qu’eux, ce ne sont pas deux-trois bateaux qui débarquent occasionnellement dans l’estuaire de la Tamise ou sur les côtes anglaises, mais le champ de bataille dans leur village, carrément. Il paraît qu’ils vivent comme des bêtes dans les forêts avant d’oser sortir et tout reconstruire quand les soldats sont partis. Quel sens que ce soient toujours les pauvres gens qui trinquent. Mais elle écoute surtout les bruits du marais, le vent dans les roselières, le frottement de ses cheveux libérés de la coi e, et elle ferme les yeux.

 

Ironie des lieux, c’est un marais qu’on a nommé Wat Tyler, longtemps après que plus personne ne se souvienne de lui, je veux dire de ce qu’il avait vraiment été comme homme, comme personne, pas sa légende. Wat Tyler est un de leurs chefs ; dites-le, ils le craignent toujours un peu, un souvenir enfoui d’un quasi-renversement, de ceux que l’histoire appelle « révolutions », c’est-à-dire quand la terre tourne, quand le vieux monde tremble sur ses assises et se prépare à mourir (Joanna, bien entendu, ne sait pas que la terre tourne, mais elle sait qu’un jour, comme le dit l’Évangile, le Monde se renversera, les montagnes tomberont dans la mer et les Justes seront sauvés). Combien devrons-nous compter de révolutions échouées ?

Extrait pp. 13-14

Nuit sur la neige de Laurence Cossé

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Septembre 1935. Robin sort de l’adolescence. Il est né après la mort de son père, comme de nombreux enfants de sa génération, venus au monde pendant la Grande Guerre. La vie politique est alors particulièrement violente en France, tant sur le plan intérieur que dans l’ordre international. Mais, à dix-huit ans, qui n’accorde pas plus d’importance à ses tourments intimes qu’à l’actualité collective ? En la personne d’un de ses camarades de classe préparatoire, Robin découvre que l’amitié est un des noms de l’amour, autrement dit de l’inquiétude. Conrad est la séduction même et l’énigme incarnée. En avril 1936, alors que la tension politique est à son comble, tous les deux vont skier dans un vieux et pauvre village de Haute Tarentaise du nom de Val-d’Isère, dont quelques visionnaires imaginent qu’il pourrait devenir une grande station de ski alpin. Les six jours qu’ils y passent marqueront Robin à vie. Son existence entière va être éblouie par une jeune fille.

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La tête sous l’eau d’Olivier Adam

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Quand mon père est ressorti du commissariat, il avait l’air perdu. Il m’a pris dans ses bras et s’est mis à pleurer. Un court instant j’ai pensé : ça y est, on y est. Léa est morte. Puis il s’est écarté et j’ai vu un putain de sourire se former sur son visage. Les mots avaient du mal à sortir. Il a fini par balbutier : « On l’a retrouvée. Merde alors. On l’a retrouvée. C’en est fini de ce cauchemar. » Il se trompait. Ma soeur serait bientôt de retour parmi nous mais on n’en avait pas terminé. Vingt ans après « Je vais bien, ne t’en fais pas », Olivier Adam nous plonge à nouveau « La tête sous l’eau ».

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Trois fois la fin du monde de Sophie Divry

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Trois fois la fin du monde est une expérience de pensée, une ode envoûtante à la nature, l’histoire revisitée d’un Robinson Crusoé plongé jusqu’à la folie dans son îlot mental. L’écriture d’une force poétique remarquable, une tension permanente et une justesse psychologique saisissante rendent ce roman crépusculaire impressionnant de maîtrise.

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Roissy de Tiffany Tavernier

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Magnifique portrait de femme rendue à elle-même à la faveur des émotions qui la traversent, Roissy est un livre polyphonique et puissant, qui interroge l’infinie capacité de l’être humain à renaître à soi et au monde.

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Un fils obéissant de Laurent Seksik

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Un fils obéissant, remarquable par son architecture enchâssée qui déploie la richesse d’une vie, est le neuvième roman de Laurent Seksik, le seul à la première personne. Ce livre du père, odyssée et drame personnel, retrace l’aventure commune de deux êtres qui vécurent dans l’adoration l’un de l’autre. Dans un style virtuose d’une rare puissance émotionnelle, l’auteur des Derniers jours de Stefan Zweig signe son livre le plus intime et le plus universel. Un bouleversant roman d’amour.

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37, étoiles filantes de Jérôme Attal

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Sous le ciel étoilé de Paris, un jour de 1937, Alberto Giacometti n’a qu’une idée en tête : casser la gueule à Jean-Paul Sartre ! C’est cette histoire, son origine et sa trépidante conclusion, qui sont ici racontées. » Grognant dans son patois haut en couleur des montagnes, Alberto a déjà fait volte-face. Il est à nouveau en position sur le trottoir. Scrutant les confins de la rue Delambre. Pas du côté Raspail par lequel il vient d’arriver, mais dans l’autre sens, en direction de la station de métro Edgar Quinet. Rapidement, il repère la silhouette tassée de Jean-Paul, petite figurine de pâte à modeler brunâtre qui avance péniblement à la manière d’un Sisyphe qui porterait sur son dos tout le poids du gris de Paris et qui dodeline à une vingtaine de mètres de distance, manquant de se cogner, ici à un passant, là à un réverbère. « Ah, te voilà ! Bousier de littérature ! Attends que je t’attrape, chacal !’ « Une comédie tourbillonnante constellée de pensées sur la création et de rencontres avec des femmes espiègles, mystérieuses et modernes.

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Tenir jusqu’à l’aube de Carole Fives

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On retrouve, dans ce nouveau livre, l’écriture vive et le regard aiguisé de Carole Fives, fine portraitiste de la famille contemporaine.

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Helena de Jérémy Fel

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Jusqu’où une mère peut-elle aller pour protéger ses enfants lorsqu’ils commettent l’irréparable ? Après Les Loups à leur porte, Jeremy Fel aborde cette vertigineuse question dans une grande fresque virtuose aux allures de thriller psychologique.

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La Purge d’Arthur Nesnidal

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Avec pour toutes armes la tendresse d’un Prévert et les fulgurances d’un Rimbaud, Arthur Nesnidal y taille en pièces l’académisme rance de ses professeurs et retourne contre l’oppresseur sa prose ciselée. Dans la plus pure tradition du roman d’apprentissage, un manifeste pour la liberté.

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Miss Sarajevo d’Ingrid Thobois

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Printemps 1993. Joaquim, vingt ans, débarque au milieu de Sarajevo assiégée. Armé de son seul appareil photo, il cherche à échapper à son enfance et à se confronter à la mort. Cette mort que vient de choisir sa jeune sœur Viviane, fatiguée d’expier dans l’anorexie un tabou familial jamais levé. Été 2017. Joaquim apprend le décès de son père. Le temps d’un Paris-Rouen, lui reviennent en rafales les souvenirs de sa famille bourgeoise, apparemment sans défaut, verrouillée autour de son secret. En contrepoint, il revit les mois passés à Sarajevo, qui lui ont permis de se soustraire à l’emprise du passé et d’inventer sa vie. Mais peut-on réellement se libérer du fardeau familial ? Quel est, au bout du compte, le prix du non-dit ? Un roman qui mêle la grande et la petite histoire, et interroge la façon dont l’individu peut construire, en dépit des secrets de famille, son propre rapport à la vie.

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Jacques à la guerre de Philippe Torreton

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Le chant d’amour d’un fils pour son père.
« Mon père me manquait, mais à voir la silhouette de ma mère s’attardant sur le quai sans un bras pour la soutenir, sans une main caressante qui écrit sur la toile grise de son dos qu’il ne faut pas s’en faire, que le fiston va revenir vite, je lui aurais bien souhaité de retrouver un homme. S’il y avait une peine perdue d’avance, c’était celle-là ; elle allait s’accrocher à son deuil comme la misère sur le monde, maintenant qu’il était mort, son mari elle l’avait pour elle, rien que pour elle.
Et puis, dans son monde on ne s’épousaille qu’une fois, on ne divorce pas et quand la mort vient rebattre les cartes, on continue de jouer avec la mise d’avant, une chaise vide en face de soi. Je suis parti en la plaignant un peu. Finalement l’armée avait du bon : en la voyant s’éloigner, immobile sur ce quai, j’avais de la peine pour elle. Au moins, ces départs étaient l’occasion de recueillir un brin d’affection. J’allais lui manquer ; je comptais. »

Jacques, enfant, a subi la guerre en Normandie. Envoyé en Indochine, l’absurdité du monde lui saute aux yeux. Comment vit-on la violence lorsqu’on est un homme simple aspirant à une vie calme ? Plein d’humanité et d’émotion, porté par une écriture enflammée unique, ce livre de Philippe Torreton est dans la lignée de son bestseller Mémé. Jacques à la guerre ou le roman de son père.

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Presque une nuit d’été de Thi Thu

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Un premier roman plein de fraîcheur où une jeune photographe cherche à saisir les beautés éphémères du quotidien. Elle suit un inconnu qui rentre chez lui avec ses courses, discute dans un bus avec un employé noctambule, observe une mère portant son bébé sur le dos? Et, surtout, elle fait la rencontre d’une vieille dame énigmatique et de l’insaisissable Joh.Au fil de ses promenades, notre héroïne convoque des souvenirs personnels, recueille des histoires intimes, pleines d’humanité et de courage, mais aussi des récits plus extravagants ou merveilleux. On suivra ainsi les aventures d’un jeune expatrié dans les bas-fonds d’une ville vietnamienne, le combat d’Ibtissem pour échapper à l’emprise de sa famille, le tragique destin de Tsukuyomi, dieu de la Lune banni du royaume céleste, ou encore les errances du fantôme de Yoru à la recherche de sa soeur perdue?

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Rue du triomphe de Dov Hoenig

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Rue du Triomphe raconte les rêves et les tourments, les aspirations politiques et les émois amoureux d’un jeune homme grandissant à Bucarest avant, pendant et après la Seconde Guerre mondiale. Dans ce roman initiatique qui est aussi un face-à-face avec l’Histoire, Dov Hoenig, avec une force d’évocation rare, redonne vie à tout un monde disparu.

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